Comment l'EFUS fait travailler 250 villes ensemble entre deux conférences
L'EFUS relie 250 collectivités locales de 16 pays autour de la sécurité urbaine. Avec Elium, un réseau qui ne se retrouvait qu'en événement travaille désormais aussi entre deux rendez-vous.

250
Villes et régions membres
16
Pays dans le réseau
3
Familles d'espaces
Défi
- 250 collectivités locales aux langues et contextes politiques différents
- Des échanges de connaissances limités aux événements ponctuels et aux rencontres physiques
- Le risque de devenir un ensemble de nœuds déconnectés plutôt qu'une communauté vivante
- Des membres qui avaient besoin d'un accès mobile, entre villes et fuseaux horaires
Résultat
- Coordination de projet améliorée grâce aux espaces virtuels qui prolongent les discussions physiques
- Volume d'e-mails en baisse, les conversations passant sur une plateforme interrogeable
- Un accès plus riche aux connaissances et ressources sur la sécurité urbaine
- Un réseau passé de l'événementiel à la collaboration continue
Un réseau qui n'existait que lorsque tout le monde était réuni
Le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine est le seul réseau européen de collectivités locales dédié à la sécurité urbaine. Sa mission : aider 250 villes et régions membres à concevoir, mettre en œuvre et évaluer leurs politiques de sécurité, ensemble. C'est un problème de gestion des connaissances déguisé en question de politique publique.
- À cette échelle, rien ne circule tout seul. 250 collectivités, 16 pays, des langues, des contextes politiques et des réalités opérationnelles différents. L'information ne circule pas d'elle-même.
- Les liens ne vivaient qu'au rythme du calendrier. Les échanges avaient lieu pendant les événements et les rencontres. Entre deux dates, le réseau se taisait et le travail repartait de zéro.
- Un annuaire n'est pas une communauté. Sans endroit où les connaissances s'accumulent, l'EFUS risquait de n'être plus qu'une liste de membres.
- Les membres ne sont pas derrière un bureau. Ils travaillent d'une ville à l'autre, sur plusieurs fuseaux horaires. Un outil pensé pour l'ordinateur du bureau en aurait écarté la plupart.
Trois types d'espaces, une conversation continue
Il fallait un outil assez simple pour n'importe quel membre, assez riche pour montrer ce que le réseau sait réellement, et utilisable depuis un téléphone. Contenu et communauté devaient vivre au même endroit : pour ce réseau, c'est précisément le va-et-vient entre les deux qui crée la valeur.
- Les espaces réseau portent la vie de l'organisation. Relations publiques, revues d'activité, actualités de la sécurité : les membres suivent ce qui se passe à l'EFUS sans attendre une newsletter.
- Les espaces thématiques portent le fond. Gestion de crise, radicalisation, outils de prévention, et les cadres sociaux et politiques internationaux qui façonnent les politiques locales.
- Les espaces ressources font office de bibliothèque permanente. Bonnes pratiques, vidéos de communication, résolutions politiques, manifeste de l'EFUS : de quoi bâtir une politique dans sa propre ville.
- La discussion se tient à côté des documents. Les membres réagissent et commentent là où vit le contenu : une question posée après une conférence reste attachée au support qui l'a suscitée.
- Les espaces projet survivent à la réunion. Un groupe de travail garde un environnement partagé actif entre deux rencontres, et reprend le travail là où il s'est arrêté plutôt qu'à son point de départ.
Les mois entre deux événements ont cessé d'être du temps mort
La coordination de projet a progressé la première. Les espaces projet virtuels permettent aux membres de prolonger les discussions entamées en présentiel : le travail collaboratif continue au lieu de se mettre en pause jusqu'à la prochaine date dans l'agenda.
Le volume d'e-mails a baissé. L'e-mail servait de fourre-tout pour des échanges complexes à plusieurs, entre 16 pays, ce qu'il fait le plus mal. Ces échanges ont migré vers un espace où l'on peut chercher, et où la réponse reste accessible au membre suivant qui posera la même question.
Les membres ont aussi gagné un accès mieux organisé aux connaissances sur la sécurité urbaine, ce qui change concrètement leur capacité à agir sur le terrain.
Grâce à la plateforme, l'EFUS connecte 250 collectivités locales et régionales à travers l'Europe qui peuvent partager leurs pratiques et leur fournit également une riche base de connaissances sur laquelle elles peuvent développer leurs politiques et actions.
Un réseau n'est qu'une liste de membres tant que sa connaissance ne s'accumule nulle part. L'EFUS a donné à 250 villes une bibliothèque commune et un lieu pour en discuter : ce qu'une ville trouve reste disponible pour la suivante un an plus tard.
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