Qu’est-ce que la connaissance implicite et en quoi se distingue-t-elle de la connaissance tacite ?
Par Gregory Culpin
La connaissance implicite est la forme de savoir la plus sous-exploitée de l’entreprise : ce qui la distingue de la tacite, et comment la documenter.

La connaissance implicite est la forme de savoir la plus sous-exploitée de l’entreprise. Elle naît :
- des situations réelles rencontrées sur le terrain
- de l’apprentissage par la pratique
- des préférences personnelles de chacun
Au fil des années, chaque collaborateur développe sa propre manière de faire. Sa méthode ne suit pas toujours vos procédures officielles, mais elle fonctionne. Demandez à vos analystes de produire le même rapport chaque semaine : chacun s’y prend à sa façon. Cette façon de faire, c’est la connaissance implicite.
Pour l’organisation, elle est difficile à gérer, parce qu’elle n’est presque jamais documentée. Si personne ne pense à interroger les équipes sur leurs méthodes, celles-ci n’apparaissent nulle part dans votre plateforme. Et ce qui n’est écrit nulle part ne s’enseigne pas.
Que se passe-t-il quand un collaborateur clé s’en va ? Toute cette connaissance disparaît avec lui. Même confiée à une personne fiable, une méthode qui reste dans une seule tête ne profite pas au reste de l’équipe. Laisser la connaissance implicite cloisonnée, c’est renoncer à des gains d’efficacité bien réels.
Malgré ces difficultés, la connaissance implicite a trop de valeur pour rester dans les têtes. La gestion des connaissances permet de la recueillir, de la formaliser et de la mettre au service de l’entreprise. Avec la bonne plateforme, vous pouvez :
- renforcer la collaboration entre collègues
- rendre les équipes plus autonomes
- investir dans les compétences de chacun
- donner la bonne information au bon moment
- documenter les réponses aux questions essentielles
Connaissance tacite et connaissance implicite : les vraies différences
La connaissance implicite rassemble l’expérience et les savoir-faire les moins visibles de vos équipes. Ses nuances sont difficiles à repérer, si bien qu’on la confond souvent avec la connaissance tacite, presque impossible à documenter. Résultat : beaucoup de connaissances implicites, rangées dans la mauvaise case, ne sont jamais capturées.
Voici ce qui distingue les deux, pour savoir ce que vous pouvez, et devez, documenter et partager.
1. La formulation
La connaissance tacite relève de l’intuition. C’est un savoir que l’on ne sait pas soi-même posséder : il s’acquiert par l’expérience et s’exprime en réflexes. Faire sortir une intuition de la tête d’un collaborateur pour la déposer dans une plateforme, c’est une autre affaire.
La connaissance implicite, elle, peut s’exprimer, même si cela demande parfois un effort. Une analyste peut prendre le temps de décrire sa méthode d’extraction de données et la documenter dans un espace accessible à tous. Autrement dit, la connaissance implicite peut être identifiée, formulée et capturée.
2. La transmission
La connaissance tacite se transmet mal. On ne forme pas quelqu’un à mieux vendre, mieux écrire ou mieux recruter avec une simple procédure : une part tient à l’expérience et à l’intuition de chacun. C’est pour cela que tout le monde n’a pas la vente dans le sang.
La connaissance implicite, au contraire, se partage entièrement, et c’est ce qui fait sa valeur pour l’organisation. Deux collaborateurs qui exécutent la même tâche de deux manières différentes ne s’en rendent souvent même pas compte. Une bonne documentation met ces méthodes à la disposition de tous.
3. L’application
La connaissance tacite est affaire d’instinct, ancrée dans le vécu de chacun et difficile à partager. Un exemple : Daniel est le collègue vers qui tout le monde se tourne pour les clients difficiles, parce qu’il sait apaiser les tensions comme personne. Ce talent le suit de poste en poste, mais ses collègues ne pourraient pas se l’approprier, même si Daniel parvenait à l’expliquer (ce qui est peu probable).
La connaissance implicite, c’est le "comment". C’est la collègue qui écrit les emails les plus clairs de l’équipe, alors que tout le monde a suivi la même formation. C’est le commercial qui conclut 50 % plus souvent que les autres. C’est la manière dont chacun applique, concrètement, ce que l’expérience lui a appris.
Et ce "comment", vos autres collaborateurs peuvent se l’approprier. Une fois formulée et documentée dans vos espaces, la connaissance implicite profite au travail de toute l’équipe.
Pour compléter le tableau, la famille du savoir compte deux autres membres : la connaissance explicite, déjà écrite et documentée, et la connaissance procédurale, le savoir-faire propre à chaque tâche.
Capturez la connaissance implicite de vos équipes
La connaissance implicite n’a rien d’insaisissable. Elle est diffuse, certes, mais le "comment" de votre organisation se documente très bien, avec la bonne approche.
Réunissez les emails, les conversations et les documents de vos équipes au même endroit, ajoutez le contexte qui leur manque et rendez enfin l’information accessible à tous, avec une plateforme de partage des connaissances comme Elium.
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