Communauté de pratique : définition, exemples et animation
Par Gregory Culpin
Ce qu’est une communauté de pratique, ce qui la distingue d’une équipe ou d’un réseau, et comment la lancer, l’animer et mesurer ce qu’elle apporte.
Une communauté de pratique est un groupe de personnes qui partagent une préoccupation ou une passion pour ce qu’elles font, et qui apprennent à mieux le faire en échangeant régulièrement. Cette définition est celle d’Etienne et Beverly Wenger-Trayner (notre traduction). Etienne Wenger est l’un des deux chercheurs qui ont créé le terme. Trois éléments composent une communauté de pratique : un domaine qui rassemble les membres, une communauté où ils s’entraident, et une pratique commune faite d’expériences, d’outils et de cas.
Ce n’est pas une équipe : on y participe en général de son plein gré, elle ne livre pas de projet, et elle dure tant que son domaine compte pour ses membres. Ce guide revient sur l’origine du terme, puis explique comment lancer une communauté de pratique dans une organisation, l’animer, garder ce qu’elle apprend et vérifier qu’elle sert à quelque chose.
D’où vient le terme
L’anthropologue Jean Lave et Etienne Wenger ont forgé l’expression en étudiant l’apprentissage des métiers, dans Situated Learning, Legitimate Peripheral Participation (1991). On imagine l’apprenti seul face à son maître. Lave et Wenger observent qu’il apprend surtout auprès des compagnons et des apprentis plus avancés. La communauté de pratique désigne ce groupe : pour le nouveau venu, c’est un programme de formation vivant. Il commence à la périphérie, avec des tâches simples, puis prend peu à peu toute sa place dans le groupe.
Le concept a ensuite changé de terrain. Dans Communities of Practice, Learning, Meaning, and Identity (1998), Etienne Wenger l’applique au travail de bureau, en étudiant des employés chargés de traiter des demandes de remboursement de frais médicaux. Avec Richard McDermott et William Snyder, il publie en 2002 Cultivating Communities of Practice, qui s’adresse aux entreprises et s’appuie sur des exemples comme DaimlerChrysler, Shell ou la Banque mondiale. C’est dans ce livre que les trois éléments prennent leurs noms actuels : domaine, communauté, pratique.
Une revue publiée en 2009 dans Implementation Science résume cette évolution : une théorie de l’apprentissage est devenue un outil de management. Elle juge aussi qu’une tension est sans doute la plus disputée : celle entre le développement des personnes et les résultats que l’organisation attend.
Les trois éléments : domaine, communauté, pratique
Le guide de 2023 des Wenger-Trayner, écrit avec Phil Reid et Claude Bruderlein, associe une question à chaque élément. Leur présentation du concept (2015) précise ce qui ne suffit pas à faire une communauté de pratique.
| Élément | Ce que c’est | La question à se poser | Ce qui ne suffit pas |
|---|---|---|---|
| Domaine | le sujet qui rassemble les membres et leur donne une compétence commune | De quoi parle la communauté ? | un réseau de contacts |
| Communauté | des membres qui échangent, s’entraident et tiennent à leur place dans le groupe | Qui doit être autour de la table ? | le même intitulé de poste, sans échanges |
| Pratique | un répertoire commun : expériences, histoires, outils, façons de traiter les problèmes récurrents | Que doivent faire les membres ensemble ? | un intérêt commun, comme aimer le même genre de films |
C’est la combinaison des trois qui fait une communauté de pratique, et on la cultive en développant les trois en parallèle. La pratique peut être plus ou moins consciente. Les auteurs citent des ingénieurs d’un constructeur automobile, spécialistes des essuie-glaces, qui consignent leurs astuces dans une base de connaissances. À l’inverse, des infirmières qui déjeunent ensemble à la cafétéria de l’hôpital ne voient pas que ces conversations sont l’une de leurs principales sources de savoir sur les soins.
Communauté de pratique, équipe, groupe de travail ou réseau ?
Le guide de 2023 compare la communauté de pratique aux autres structures d’une organisation :
| Structure | Ce qui la réunit | Dans une communauté de pratique |
|---|---|---|
| Équipe ou groupe projet | une tâche, un projet ou une fonction ; elle livre un produit ou un service, et se disperse quand la tâche est finie | elle développe une compétence collective, et dure tant que le domaine reste utile |
| Groupe de travail transverse | un problème large ; chacun y représente son service, et le groupe négocie une position commune | chacun participe pour apprendre, même s’il vient d’un autre service |
| Formation | un programme défini par des experts, sur une durée limitée | les praticiens choisissent les sujets, à partir des problèmes qu’ils rencontrent |
| Réseau | des liens entre personnes, sans identité commune ; on y entre et on en sort facilement | une identité autour d’un domaine, et l’envie de faire progresser la pratique |
Comme le notent les Wenger-Trayner, les mêmes personnes appartiennent à des équipes et à des communautés de pratique. Un ingénieur travaille dans une équipe projet et retrouve, dans la communauté de son métier, des collègues d’autres projets. Ce double rattachement relie l’apprentissage de la communauté au travail de l’équipe.
Ce que fait une communauté de pratique
Les Wenger-Trayner illustrent les activités typiques par des phrases de membres. Parmi leurs exemples :
- résoudre un problème : "Je bloque sur ce point, on peut chercher des idées ensemble ?" ;
- chercher une expérience : "Quelqu’un a-t-il déjà eu un client dans cette situation ?" ;
- réutiliser un document : une proposition écrite pour un client l’an dernier, adaptée pour un nouveau ;
- construire un argumentaire : s’appuyer sur ce qui se fait dans d’autres pays pour convaincre son ministère ;
- documenter : "Nous avons eu ce problème cinq fois. Écrivons-le une fois pour toutes." ;
- repérer les compétences qui manquent : qui sait quoi, et avec quels autres groupes entrer en contact.
Les formes varient beaucoup. Certaines communautés sont petites, d’autres très grandes, souvent avec un noyau actif et beaucoup de membres périphériques. Certaines se réunissent en personne, d’autres surtout en ligne. Certaines restent dans une organisation, d’autres en réunissent plusieurs. Certaines sont reconnues et ont un budget, d’autres restent informelles. Toutes ne s’appellent pas non plus communauté de pratique : on parle aussi de réseau d’apprentissage, de groupe thématique ou de club technique.
Comment lancer une communauté de pratique
- Vérifiez qu’il existe un besoin. Des personnes qui gagneraient à échanger mais se parlent peu, un réseau informel qui existe déjà, une compétence qui manque à l’organisation : le guide de 2023 invite à chercher d’abord ces signes. Il pose ensuite une question plus directe : pourquoi les membres donneraient-ils de leur temps ?
- Commencez par les personnes, pas par l’outil. Le guide de développement des communautés de l’administration britannique, mis à jour en 2023, recommande cet ordre : d’abord les membres et leurs besoins, ensuite le programme d’activités, enfin les plateformes.
- Parlez aux futurs membres avant de lancer quoi que ce soit. Pour les auteurs du guide de 2023, la réunion de lancement confirme ce que des conversations ont préparé.
- Ou commencez sans lancement officiel. Un collègue a un problème urgent ? Réunissez quelques pairs pour en discuter. Recommencez avec un autre cas, puis demandez au groupe s’il veut continuer.
- Trouvez un sponsor. Un manager qui reconnaît le temps que les membres y consacrent, fait entendre la voix de la communauté et lui trouve des moyens, sans chercher à la contrôler.
Le guide de 2023 décrit aussi les rôles. Ceux qui les tiennent sont souvent des volontaires :
| Rôle | Ce qu’il fait |
|---|---|
| Sponsor | un manager qui légitime la communauté auprès de la hiérarchie et reconnaît la participation des membres |
| Animateur | fait vivre la communauté au quotidien, reste en contact avec les membres, vérifie qu’ils en tirent quelque chose |
| Noyau | quelques membres engagés qui aident l’animateur ; dépendre d’une ou deux personnes peut suffire au début, pas dans la durée |
| Membres actifs, occasionnels, périphériques | chacun participe selon ce qui le concerne ; c’est normal, et les nouveaux venus commencent souvent à la périphérie |
| Équipe d’appui | quand une organisation compte plusieurs communautés : forme les animateurs, trouve des sponsors, aide aux lancements et aux outils |
Comment animer une communauté de pratique
La régularité compte plus que la fréquence. Certaines communautés se voient une fois par an, d’autres chaque trimestre ou chaque mois. Le guide de 2023 recommande un rendez-vous fixe, calé sur l’agenda des membres, avec un format qui se répète. Le guide britannique conseille d’annoncer ce rythme aux nouveaux venus, par exemple : quelques messages par jour, et une rencontre mensuelle où chacun montre ce qu’il fait.
Les réunions servent à échanger. Le guide de 2023 déconseille d’y passer le temps en présentations à sens unique, qu’on peut aussi bien enregistrer. Il recommande en particulier la clinique de cas : un membre apporte un problème réel, si possible urgent, avec une question précise, et le groupe y travaille pendant environ une heure. Celui qui apporte le cas repart avec des pistes, et le reste du groupe apprend de la discussion.
Une réunion peu suivie n’a rien d’inquiétant. La participation a ses pics et ses creux. Envoyez un résumé à ceux qui n’étaient pas là : ils reviendront plus volontiers. Entre les réunions, laissez les échanges naître des besoins réels. D’après les auteurs du guide, les discussions lancées pour occuper la communauté prennent rarement.
Garder ce que la communauté apprend
Le Centre commun de recherche de la Commission européenne a interrogé les communautés de pratique de la Commission pour écrire un guide pratique publié en 2021. La conservation des connaissances y ressort comme un point faible : elle reste superficielle, et ce qui est appris sert peu dans le travail. Les communautés voient pourtant la mise en commun des idées comme l’un de leurs atouts.
Une conversation utile ne laisse aucune trace si personne ne la note. Trois pratiques viennent des guides cités plus haut :
- enregistrer les sessions, ou au moins partager les notes et les conclusions, pour ceux qui étaient absents ;
- confier à quelqu’un un rôle de rédacteur : le guide britannique attend du responsable de la communauté qu’il produise une documentation claire, que les membres peuvent utiliser, et qu’il les encourage à s’approprier ce qui en ressort ;
- documenter la pratique en commun. Dans le guide de 2023, la communauté s’accorde sur un plan, un membre rédige une section, le groupe la relit jusqu’à ce qu’elle soit prête, et l’auteur reste souvent chargé de la tenir à jour.
Ce qui en sort prend des formes connues : réponses aux questions qui reviennent, cas commentés, fiches pratiques, retours d’expérience. Quand la communauté se met d’accord sur une meilleure façon de faire, cela peut devenir une procédure, avec un responsable et une date de revue. Notre guide sur la différence entre processus, procédure et mode opératoire explique ce qu’une procédure doit contenir.
Savoir si la communauté fonctionne
Le guide de 2023 propose un cadre d’évaluation que les auteurs ont développé dans Learning to Make a Difference (2020). Il distingue quatre niveaux de valeur, chacun avec ses indicateurs :
| Valeur | La question | Exemples d’indicateurs |
|---|---|---|
| Immédiate | Les échanges valent-ils le temps passé ? | avis en fin de réunion, membres qui reviennent, niveau d’activité |
| Potentielle | Que produit la communauté ? | documents, outils et pratiques produits, et ce qu’en pensent les membres |
| Appliquée | Les membres changent-ils leur façon de travailler ? | suivi des actions menées, déclarations des membres, enquêtes |
| Réalisée | Les résultats changent-ils ? | indicateurs déjà suivis : délais de traitement, satisfaction client, temps d’arrêt des systèmes, départs de salariés |
Quatre autres valeurs complètent le cadre : le dialogue avec les décideurs, les moyens et les compétences d’animation, la connaissance de ce qui se fait ailleurs, et les changements qui vont au-delà de la pratique des membres.
Un indicateur seul ne prouve pas que la communauté a joué un rôle. Les auteurs y ajoutent des récits, construits sur quatre questions posées aux membres : qu’avez-vous vécu dans la communauté, qu’en avez-vous tiré, qu’en avez-vous fait, et avec quel effet ?
En santé au moins, les preuves rigoureuses restent rares. Une revue systématique publiée en 2023 a retenu 50 études sur des communautés de pratique en santé. Seules 11 utilisaient une méthode statistique capable de montrer un effet, et une seule était un essai randomisé. Cet essai, mené en 2010 et publié en 2015, porte sur 122 hôpitaux du ministère américain des Anciens combattants : la moitié a reçu le soutien de la communauté de pratique des soignants spécialisés dans l’insuffisance cardiaque pour rejoindre un programme national d’amélioration de la qualité. Après cinq mois, 54 % de ces hôpitaux s’étaient inscrits, contre 10 % des autres.
Pourquoi les communautés de pratique échouent
Les guides cités ici et la revue de 2023 relèvent plusieurs causes d’échec :
- Commencer par l’outil. C’est la première erreur courante que cite le guide britannique. Une communauté peut exister sans logiciel dédié, et ses membres contournent souvent les outils qui les gênent.
- Croire qu’il suffit d’ouvrir un espace. Mettre en place l’outil, le logo et les règles ne fait pas venir les membres. Il faut les inviter, et les relancer, surtout au début.
- Manquer de temps. C’est l’obstacle le plus souvent cité dans la revue de 2023 sur la santé. Et, pour les auteurs du guide de 2023, participer à une communauté n’est presque jamais la mission principale de quelqu’un.
- Tout faire reposer sur une ou deux personnes. Sans noyau, l’énergie s’épuise avec l’animateur.
- Transformer les réunions en présentations. L’ordre du jour devient une liste de sujets au lieu d’un travail sur des problèmes réels.
- Se refermer. Repli sur le groupe, consensus que personne ne remet en cause, quelques voix qui dominent : le guide de 2023 range ces trois risques parmi les risques typiques d’une communauté.
- Ne pas reconnaître la participation. Pour les Wenger-Trayner, si l’organisation ne reconnaît pas la valeur de la participation, en général les membres ne s’investissent pas. Une bonne animation aide, mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle on participe.
Des exemples
Le guide de 2023 décrit Ignite, le programme de communautés de pratique de la direction technologique de la banque JPMorgan Chase. Il est né au bureau de Glasgow, un centre de développement logiciel où des collègues résolvaient parfois les mêmes problèmes chacun de leur côté. La plupart des premières communautés s’y étaient éteintes faute de visibilité, de soutien et de légitimité. Avec Ignite, n’importe qui peut proposer une communauté sur un site interne. Les collègues intéressés s’inscrivent ou se portent volontaires en un clic, et les propositions qui attirent le plus de monde reçoivent de l’aide pour se lancer, parfois en quelques jours.
Dans le secteur public, la présentation des Wenger-Trayner (2015) s’ouvre sur une communauté d’auditeurs internes d’administrations d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Elle en était à sa 34e réunion après sept ans d’existence. Ses membres rédigeaient ensemble des manuels et d’autres publications qui, selon eux, manquaient à leur métier.
Certaines organisations donnent un espace à chaque communauté. Chez notre client Bouygues Construction, la fonction RH a ouvert des espaces communautaires sur la carrière, la mobilité, la diversité et le travail temporaire. Les équipes RH les créent elles-mêmes, et collaborateurs comme managers commentent et posent leurs questions là où sont publiées les politiques RH.

C’est ce que nous construisons avec Elium : un espace par communauté, avec ses membres et ses articles, chaque article ayant un responsable, et une date de vérification quand il doit être relu. Pour la différence entre partager des connaissances et les gérer, lisez notre article partage ou gestion des connaissances.
Questions fréquentes
Un groupe de personnes qui partagent une préoccupation ou une passion pour ce qu’elles font, et qui apprennent à mieux le faire en échangeant régulièrement. La définition est d’Etienne et Beverly Wenger-Trayner. Elle repose sur trois éléments : un domaine, une communauté et une pratique commune.
Le domaine : le sujet qui rassemble les membres. La communauté : les relations grâce auxquelles ils apprennent les uns des autres. La pratique : le répertoire commun d’expériences, d’outils et de cas qu’ils construisent avec le temps.
Une équipe se forme autour d’une tâche, livre un produit ou un service, et se disperse quand la tâche est finie. Une communauté de pratique se forme autour d’un domaine, développe une compétence collective, et dure tant que ce domaine compte pour ses membres. La même personne appartient souvent aux deux.
Fixez un rythme régulier, calé sur l’agenda des membres. Consacrez les réunions aux échanges sur des problèmes réels, par exemple une clinique de cas, plutôt qu’aux présentations. Appuyez-vous sur un noyau de membres engagés, envoyez un résumé aux absents et mettez par écrit ce que la communauté a appris.
Le guide québécois du CEFRIO (2005) distingue les communautés spontanées, qui naissent sans intervention de l’organisation, et les communautés intentionnelles, qu’une organisation crée pour répondre à un besoin. Les Wenger-Trayner ajoutent d’autres distinctions : petites ou grandes, locales ou internationales, en personne ou en ligne, internes ou entre plusieurs organisations, formelles ou informelles.
Une communauté d’auditeurs internes d’administrations d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, qui, en 2015, se réunissait depuis sept ans et rédigeait les manuels qui manquaient à son métier. Ou, dans un hôpital, des infirmières qui déjeunent ensemble et échangent sur les soins sans y voir une source de savoir.
Par où commencer
Cherchez une question qui revient souvent dans votre organisation, et que plusieurs personnes traitent chacune de leur côté. Réunissez trois ou quatre d’entre elles autour d’un cas réel, et notez ce qui en sort. Si elles veulent recommencer, vous tenez peut-être une communauté. Pour voir comment Elium donne un espace à chaque communauté, demandez une démo.
Sources
- Jean Lave et Etienne Wenger, Situated Learning, Legitimate Peripheral Participation, Cambridge University Press, 1991.
- Etienne Wenger, Communities of Practice, Learning, Meaning, and Identity, Cambridge University Press, 1998.
- Etienne Wenger, Richard McDermott et William M. Snyder, Cultivating Communities of Practice, Harvard Business School Press, 2002.
- Etienne et Beverly Wenger-Trayner, Introduction to communities of practice, 2015.
- Etienne Wenger-Trayner, Beverly Wenger-Trayner, Phil Reid et Claude Bruderlein, Communities of practice within and across organizations, a guidebook, 2e édition, Social Learning Lab, 2023.
- Etienne et Beverly Wenger-Trayner, Learning to Make a Difference, Value Creation in Social Learning Spaces, Cambridge University Press, 2020.
- CEFRIO, Travailler, apprendre et collaborer en réseau : guide de mise en place et d’animation de communautés de pratique intentionnelles, 2005.
- Li L. C. et al., Evolution of Wenger’s concept of community of practice, Implementation Science, 2009.
- Government Digital Service et Central Digital and Data Office, Community development handbook, mis à jour le 29 novembre 2023.
- Commission européenne, Centre commun de recherche, The Communities of Practice Playbook, 2021.
- Noar A. P. et al., The aims and effectiveness of communities of practice in healthcare, a systematic review, PLOS ONE, 2023.
- Heidenreich P. A. et al., Facilitation of a multihospital community of practice to increase enrollment in the Hospital to Home national quality improvement initiative, Joint Commission Journal on Quality and Patient Safety, 2015.